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05 mai 2025

Pigeonnés, vous avez-dit pigeonnés?

Au final, que dire de ma formation intellectuelle et professionnelle sinon qu'elle fut parfois détestable mais passionnante à la fois, ainsi que ponctuée de quelques rencontres décisives, à mains égards, évoluant du plus délétère au plus attentif, de la part, notamment, de personnalités les mieux disposées, et les moins sonores ou dominatrices...
A voir mon cv, publié en rubrique biographie, il paraitra évident que bien qu'ayant touché un peu à tout durant ma jeunesse, je ne sais rien faire de particulier et ne possède même pas de métier convenable. J'ai toujours refusé de me spécialiser, mais de là à passer mon temps au téléphone et à préparer des breakfasts, il y a une marge.
Prêt à tout dés l'adolescence, écoles, fac, stages, petits métiers, je me retrouvais finalement constamment cantonné à des tâches subalternes, dans le but avoué par mes supérieurs, mais du bout des lèvres, de me constituer un carnet d'adresses bien utile pour l'avenir, une fois moi-même installé aux commandes et traitant d'autres grouillots de la même manière etc...etc...
Tout devait donc y passer: journalisme, bâtiment, métiers de bouche, associations diverses et autres, mais jamais la moindre esquisse d'un début de responsabilité, ni même de formation un petit peu pratique.
Jeune, étudiant, moins de 25 ans, te voilà corvéable à merci, à supporter des chefs qui ne pensent qu'à garder leurs postes.
Les études, en gros écouter des profs et faire du par cœur, la plupart du temps, ne m'aideront pas beaucoup plus, si l’on excepte, bien entendu, les passions et les découvertes très identifiables que l’on développe à ces âges, pour les premières, et dont on se souviendra le restant de ces jours comme certains livres, fims, certaines musiques ou autres disciplines que l’on creusera peinard dans son coin sans rien dire, et ce même des années après. 
Etonnez-vous, après ça, de vivre perpétuellement dans la débrouille quotidienne et que tout le monde ait le sentiment de se faire couillonner, mais que les mots et les gestes de nos amis de toujours nous aide finalement à nous rétablir et à tenir le coup.
Faithfully, yours, ever...
Good Luck.

25 avril 2016

Travaille, esclave! #1: vous êtes fiché Cher Monsieur...

Anpe, Pôle Emploi, Assedic, Rmi...
Ces noms en auront à la fois fait rêver et déprimer plus d'un, surtout déprimer, dés qu'on y goûte un petit peu.
Ma première expérience dans ce domaine remonte aux début des années 90, alors qu'il s'agissait pour moi de toucher les allocs en attendant ma solde d'objecteur de conscience.
Je ne cherchais pas vraiment de travail, j'en avais même déjà un, mais il fallait bien vivre. La conseillère, après examen de mon dossier, m'avait donc casé à la rubrique "Producteur discographique" ou quelque chose comme ça. Bref, j'étais pénard et n'avais plus qu'à pointer tous les mois, sans risquer d'être dérangé.
Nous étions à Evreux, préfecture de l'Eure, je ne risquais pas de rencontrer Lou Reed, peut-être les Roadrunners, mais eux-mêmes ayant déjà un label...
Les temps passèrent, avec son lot de galères et de petits métiers, ainsi qu'un passage express dans une Anpe parisienne qui, croyant me donner ma chance, m'avait indiqué une formation chez M.Kenzo pour faire directeur de magasin ou un truc du genre. Mais j'étais pressé, et les cours d'esthétique, même aux châteaux de la Loire, me passaient un peu au dessus de la tête.
Je m'étais donc retrouvé, fin 1994, à servir des jus dans un self végétarien du Carrousel du Louvre.
Cool, man...
Rien ne va plus, rebelote et dix de der, arriva l'heure des comptes en 97, après la rue, l'hp, un peu de tourisme en école de cinéma, et retour à Evreux, case départ.
Mais les temps changent, comme dit la chanson, et on compte les blancs dans les cv, ce qui me valut de me faire rembarrer direct par une brave petite dame m'expliquant par le menu que je ne faisait plus du tout l'affaire, que je risquais de lui planter son fichier client, étant moi-même psycho et déjà rmiste, ces même rmistes portant quant à eux, je cite, "comme une étoile jaune épinglée au veston"...
Bah ouais...
La promenade pouvait commencer entre les services, les stages, et les travailleurs sociaux qui n' auront jamais rien à foutre de ton cas.
A suivre...

01 janvier 2016

La vie de chantier / première esquisse.

Me première expérience de travail remonte en fait au début des années 80, peu de temps après le divorce de mes parents, alors que mon père faisait des extras dans les restos du coin pour payer ses impôts, ou ses dettes.

Je crois bien que c'était au Cheval Blanc, une auberge assez chic de la région d'Evreux et que j'écoutais les premiers Goldmann dans la voiture de mon vieux, à la radio.

Il s'agissait pour moi de faire le service pour une réunion de famille, ou un truc du genre, et de terminer par la plonge en fin d'après-midi. Cette petite pige me servirait à dégotter un boulot dans un hôtel londonien des années après, et je me souviens avoir aimé ça.

J'avais gagné 2OO ou bien 500 balles et je n'étais pas peu fier d'avoir bossé pour ça, au contraire de ma mère qui le reprochait amèrement à son ex-mari.

Petit bémol: le pater m'expliquait aussi qu'il faisait parfois le coup de poing avec les arabes du coin en compagnie des types du resto: shocking!!! Mais j'avais parfois du mal à démêler le vrai du faux dans ce qu'il racontait, étant lui-même assez vantard de nature.

Je trouverais par la suite d'autres petits boulots grâce au piston familial, mais me disais surement que volerais un jour de mes propres ailes.

J'ai pour ma part toujours aimé travailler, sinon je m'emmerde et n'avance en rien dans la vie.
D'autres seront peut-être plus contemplatifs, mais j'ai de moi-même toujours demandé à mener mes petites affaires comme je l'entends, et ce n'est pas toujours simple: trop jeune, trop vieux, manque de diplômes ou alors pas les bons, et les politiques ne peuvent pas tout devant la mauvaise foi de certains petits patrons.

Le service s'était bien passé ce jour là, et j'étais bien noté par l'assemblée qui m'avait trouvé quelque chose comme "discret et efficace".

Que demande le peuple...j'étais bien content.

Laissez-moi vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2016, en tout cas meilleure que les précédentes.

A bientôt.